Une autre façon de travailler avec le «slow management»

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Apparu en 2005 à Londres, ce mouvement imagine une autre forme d’organisation du travail. Ce management est fondé sur la coopération, l’expression et le bien être des salariés.

Dans un article précédent : « Les outils de la motivation … au quotidien » je vous informais d’une étude qui classait les éléments qui motivent les salariés. En 3ème place, nous trouvions : l’ambiance, à la 6ème place : les conditions de travail.

Le « slow management » répond, en partie, à ces critères appréciés par les salariés. –

Avec le « slow management » les salariés sont autonomes.

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En France, cette organisation commence à se développer. Par exemple à l’Ouest dans la société de marketing Digitaleo, à Rennes, cela change le quotidien, comme le confie Fabien L. informaticien dans la société : « Nous sommes autonomes pour nos horaires. Et tout est prévu pour que l’on puisse télé-travailler facilement. Nous sommes organisés en équipe, sans chef de projet. Toutes les trois semaines, nous fixons nos objectifs et chacun choisit librement des tâches. Lors des bilans, nous sommes capables de dire nous-mêmes là où on n’a pas été bon. »

Des apéros réunions y sont organisés et ce même fabien L. en apprécie les discussions qui en découlent : « Avant, j’étais dans une boîte où le PDG ne nous parlait jamais. Ici, tous les mois, lors d’un apéro-réunion, l’employeur communique aux 60 salariés les chiffres, la stratégie et les orientations. On lui pose nos questions. »

Travail en mode projet : 3 jours par an, tout le monde dans l’entreprise travaille sur un projet de son choix, sans lien direct avec son poste. « Ça favorise la créativité et la collaboration. Globalement, on se sent plus sereins, jamais rabaissés ou inférieurs. Mais il ne faut pas se leurrer : si l’employeur a l’ouverture d’esprit d’écouter ses collaborateurs, c’est lui qui décide, finalement »

Chez Triballat, en Ille et Vilaine, les salariés de cette entreprise font remonter leurs remarques afin d’améliorer l’outil de production et simplifier les gestes au quotidien. Avec ces remarques, l’entreprise a édité un guide de 100 bonnes pratiques proposées par chacune des équipes. On y apprend comment le lavage comment le lavage intelligent d’un bidon diminue la consommation d’eau, comment préférer tel ou tel geste pour éviter la fatigue …

Pour Tiphaine C. et Geneviève B, toutes les deux employées chez « Papa pique et maman coud » dans le Morbihan, expliquent que la prise de décision en groupe est un vrai plus : « Nous discutons ensemble le choix des tissus, et sommes sollicités pour de futurs articles. C’est très impliquant, donc on comprend mieux les décisions qui nous concernent. Lorsqu’on laisse les gens s’exprimer, de nouvelles solutions émergent. »

Un principe de solidarité est instauré par ailleurs : « s’il y a un surplus de travail sur un poste, d’autres viennent systématiquement en renfort. » Toutes deux notent que ce style de management ne convient pas à tout le monde : « L’autonomie peut faire peur. Certains préfèrent être dirigés et contrôlés. » On peut cependant retenir que : « Ce management rend chacun plus responsable : quand on nous fait confiance, on veut en être digne, donc on a cœur de faire de notre mieux. »

Intéressant non ? Alors quand mettez-vous le « slow management » en place dans votre entreprise ?

Source : Article paru dans OuestFrance-entreprises.fr – le 16 janvier 2015

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